Campagne de recrutement

Misez sur l’apprentissage !

  • 28/04/2014
  • CMAR Aquitaine
Jean-Yves Azzopardi et Tony Vignaud, 17 ans, médaille d'or en horlogerie.
Véronique Méot

La rentrée de l’apprentissage, prévue pour septembre, vous laisse juste le temps de préciser vos objectifs, définir une fiche de poste et vous renseigner pour rechercher un candidat. Si la formation d’un jeune exige un engagement et un investissement important, elle représente aussi une formidable opportunité pour l’entreprise et pour son dirigeant. Transmission du savoir-faire, apport de sang neuf, formation d’un futur salarié ou tout simplement participation à une action sociétale, les raisons de recruter un apprenti sont nombreuses. Côté pratique, les CMA et les CFA peuvent vous aider dans vos démarches. Alors n’hésitez plus… lancez-vous !

Transmettre le savoir-faire.Telle est la principale mission de l’apprentissage. Un rôle que le maître d’apprentissage prend à cœur. « J’aime mon métier et j’aime l’enseigner », confie ainsi Jean-Pierre Semper, jeune pâtissier de 32 ans et dirigeant de « La Fabrique du pâtissier » à Agen. Un état d’esprit que partage Jean-Yves Azzopardi, horloger, dirigeant de la boutique « Les 3 Ors » à Mérignac. « J’ai enseigné l’horlogerie pendant dix ans au Lycée Marcel Dassault de Mérignac, c’est à partir de là que j’ai commencé à accueillir des stagiaires dans mon entreprise, depuis je n’ai jamais cessé », raconte l’artisan. « J’aime transmettre mon savoir-faire, confronter des jeunes à des problèmes techniques et les accompagner en leur conseillant de prendre le temps de la réflexion pour trouver la solution », témoigne-t-il.


Jean-Pierre Semper et une apprentie.

Former des salariés compétents

L’artisanat manque de main-d’œuvre qualifiée. L’avenir des jeunes mais aussi des filières est en jeu. Or, l’apprentissage représente une formidable opportunité pour former les futurs salariés des entreprises artisanales. « Les chefs d’entreprise se plaignent de ne pas trouver des salariés qualifiés, puis ils peinent à dénicher des repreneurs lorsqu’ils souhaitent céder leurs entreprises, en participant à la formation des jeunes, j’anticipe », ajoute Jean-Pierre Semper. Le pâtissier agenais emploie actuellement une apprentie et un adulte en reconversion professionnelle. Le recrutement ne pose a priori pas trop de problèmes puisque les CFA regorgent de candidats et que les CMA accompagnent les entreprises dans le process de sélection. Certes, une fois en poste, un jeune en situation d’apprentissage peut commettre des erreurs. Mais c’est en forgeant… qu’on devient forgeron ! Pour Jean-Pierre Semper, « peu importent les erreurs commises, l’apprenti représente une main-d’œuvre à bas coût, il faut en accepter les faiblesses ». Et puis tempère le pâtissier, « plus le jeune avance dans son cursus de formation, plus il devient autonome et efficace ». Une astuce consiste à recruter un apprenti de plus de 18 ans qui sera plus mature et pourra prendre plus de responsabilités, à la place ou en tandem avec un plus jeune.

 


Bruno Montagut et un apprenti.

Manager des jeunes

Si la présence des apprentis apporte un peu d’air frais et de dynamisme à l’entreprise, revers de la médaille, le maître d’apprentissage doit souvent manager ces salariés un peu particuliers comme un père guide son fils. « Outre le suivi des missions dans le garage, qui exige un entretien en face-à-face tous les deux à trois mois, je suis très attentif à leurs résultats au CFA et je surveille leurs notes car je ne veux pas de résultats médiocres » explique Bruno Montagut, garagiste à Razac-sur-l’Isle en Dordogne. « Je signe le carnet, mais en cas de mauvaises notes, je demande des explications et je les sermonne au besoin », ajoute-t-il. Le garagiste, qui a accueilli une dizaine d’apprentis depuis qu’il a repris son garage en 1998, a déjà cassé un contrat avec un jeune mal orienté.

L’artisan fixe les règles du jeu et n’hésite pas à se répéter. « Les apprentis sont censés nettoyer leur poste de travail le soir avant de partir, or l’autre jour, j’étais en rendez-vous à l’extérieur et ils ne l’ont pas fait, je les ai donc convoqués dès le lendemain matin dans mon bureau pour une mise au point », raconte encore Bruno Montagut. L’artisan, assez souple sur les horaires, aime réunir les jeunes en dehors du garage de temps en temps, à l’occasion de repas qui permettent à chacun de s’exprimer et au patron de faire passer des messages. Car, l’autre apport de l’apprentissage, c’est le lien qui se tisse entre le jeune et son maître d’apprentissage. « Des jeunes m’écrivent du monde entier pour me remercier et me tenir au courant de l’évolution de leur carrière, certains travaillent pour les plus grandes marques de l’horlogerie Suisse, c’est la plus belle des récompenses », se félicite Jean-Yves Azzopardi. La reconnaissance fonctionne dans les deux sens. Après celle que l’artisan accorde au jeune en l’aidant à trouver sa place, vient celle du jeune qui remercie son maître d’apprentissage ! 

 
Halte aux idées reçues ! 
Un apprenti n’est jamais dans l’entreprise !

FAUXL’apprenti passe environ un tiers de son temps au CFA et le reste en entreprise

Si l’apprenti ne fait pas l’affaire, on doit le garder.

FAUX Il est possible de rompre le contrat pendant la période d’essai qui dure deux mois et permet de valider le choix

On ne peut rien leur faire faire et d’ailleurs on ne sait pas quelle tâche leur confier.

FAUX Un jeune bien encadré, sera motivé. Mieux, le CFA délivre un livret qui détaille la formation suivie et il est toujours possible de joindre un formateur pour discuter des tâches à confier.

 
Opération pass’métiers : vive le stage découverte en entreprise ! 

La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de région Aquitaine et ses partenaires (État, Europe) a souhaité réaliser des supports de communication pour inciter les collégiens à découvrir les métiers de l’artisanat en entreprise dans le cadre d’un stage. Il s’agit en particulier d’éveiller la curiosité vers des métiers qui ont des difficultés à recruter des apprentis. Une plaquette, une affiche, un autocollant sont mis à la disposition des entreprises et des établissements accueillant des jeunes.

Les correspondants PASS’métiers du réseau

Dordogne : Madeline Bigot - Tél. : 05 53 35 87 00 - conseil@cm24.fr

Gironde : Fabienne Chamblet - Tél. : 05 57 59 25 33 fabienne.chamblet@cm-bordeaux.fr

Lot-et-Garonne : Christelle Burger - Tél. : 05 53 77 47 77 - contact.cad@cma47.fr

 
Les CFA d’Aquitaine

L’Institut des métiers (métiers de la beauté et auto-moto) : 35 boulevard Albert 1er - 33800 Bordeaux

Tél. : 05 57 59 25 25 - cfa@cm-bordeaux.fr

L’Institut des Saveurs (métiers de bouche) : 1 rue René Cassin - 33300 Bordeaux

Tél. : 05 56 43 98 10 - cfa@cm-bordeaux.fr

CFA de la CMARA24 : Avenue Henri Deluc - 24750 Boulazac

Tél. : 05 53 02 44 70 | efm@cm24.fr

CFA de la section Lot-et-Garonne : 4 impasse Morère - 47004 Agen Cedex

Tél. : 05 53 77 47 77 | contact@cma47.fr

EPM (Ecole Professionnelle des Métiers) : 41 av. Henri Farbos - 40004 Mont-de-Marsan

Tél. : 05 58 05 81 80

Université des Métiers de Bayonne : 21 boulevard Jean d’Amou - 64100 Bayonne

Tél. : 05 59 55 44 02

Université des Métiers de Pau : Parc d’activités Pau Pyrénées - 64000 Pau

Tél. : 05 59 14 85 90 

 
Mutualisation des sites Internet des CFA des Chambres de Métiers d’Aquitaine

Dans une démarche de rationalisation et de réduction des dépenses, un projet de mutualisation de sites internet des CFA gérés par les Chambres de Métiers d’Aquitaine a vu le jour. Ces établissements disposent depuis mars dernier de leur propre site Internet construit sur une base commune. Ces nouveaux outils de communication permettront de capter plus de contacts de jeunes et d’entreprises. Les sites sont connectés aux réseaux sociaux. L’accès à ces sites départementaux se fait à partir d’une page régionale : www.cfa-artisanat-aquitaine.fr ou à partir d’une adresse départementale : www.cfa-artisanat24.frwww.cfa-artisanat33.frwww.cfa-artisanat40.frwww.cfa-artisanat47.frwww.cfa-artisanat64.fr

Véronique Méot